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Environnement et Changement Climatique

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Enfant emmitouflé dans une couverture traditionnelle
Un village rural de Madagascar
Photo: Irina Randrianaly

Aperçu

0,5% de la masse terrestre mondiale, 5% de toutes les espèces, 80% des espèces rencontrées nulle part ailleurs sur terre, 158ème pays sur 188 selon l'Indice de Développement Humain, un accroissement démographique projeté de 40% d'ici 2030,  99.000 ha de forêts perdues tous les ans, régulièrement classé parmi les dix premières régons les plus vulnérables au changement climatique.
Les défis
USAID / Madagascar

Madagascar est l’un des pays les plus prioritaires au monde en matière de conservation de la biodiversité parce qu’il dispose d’espèces exceptionnellement riches et d’un nombre élevé d’espèces végétales et animales uniques, mais aussi parce que ses ressources écologiques, culturelles et économiques subissent des menaces de grande ampleur. Il existe à Madagascar plus d'espèces uniques de plantes et d'animaux que sur l'ensemble du continent africain, dont plus de quatre-vingts pour cent ne se trouve nulle part ailleurs. En raison de cette spécificité exceptionnelle de ses espèces, la perte d'un hectare de forêt dans ce pays peut avoir un effet plus important sur la biodiversité qu’une perte de forêt ailleurs sur terre, faisant de Madagascar probablement la plus haute priorité de la planète en matière de biodiversité.

Défis

Une pauvreté extrême et généralisée, aggravée par un taux de natalité élevé et des pratiques d’aménagement peu durable des terres, est un élément déterminant des menaces multiples auxquelles fait face la riche biodiversité de Madagascar. La pauvreté extrême empêche les possibilités de croissance humaine et limite fortement le développement économique. L’accroissement rapide de la population augmente la demande en terres et en ressources naturelles, tandis que la dégradation de l'environnement, due en grande partie à la culture sur brûlis, à la collecte du bois de chauffage et à la récolte non durable des animaux sauvages, détruit les ressources de la biodiversité et rend certaines zones improductives à d’autres usages. Une exploitation forestière illégale, une pêche illicite et une récolte non durable de plantes et d'animaux menacés aux fins de trafic intensifient encore plus la pauvreté extrême que vit le pays et compromettent l’importance et l'efficacité des institutions gouvernementales malagasy. A défaut d’une gouvernance efficace pour protéger les ressources naturelles contre les abus, les populations locales seront de plus en plus indifférentes aux activités de subsistance respectueuses de l'environnement, qui présentent des avantages durables à long terme, pour satisfaire des besoins immédiats de survie et empêcher les étrangers de s'approprier impunément leurs ressources naturelles. Ainsi, un nombre croissant de Malagasy reste pris au piège de la pauvreté et risque de s’appauvrir davantage à mesure de l’épuisement des stocks de ressources.

Outre ces objets de préoccupation, les impacts prévus du changement climatique menacent également le bien-être de la biodiversité du pays et de ses habitants. En raison de sa situation géographique, Madagascar est régulièrement soumis à de puissants cyclones qui endommagent les écosystèmes et détruisent les infrastructures, particulièrement sur les côtes, et le changement climatique devrait augmenter en nombre et en gravité. En outre, les précipitations dans certaines régions du pays vont s'intensifier et provoquer une recrudescence des inondations et de l’érosion, tandis que les précipitations dans le sud vont diminuer et devenir plus imprévisibles. La sécheresse prolongée dans le sud a déjà causé des souffrances considérables aux habitants et le lourd tribut à payer sur le long terme sur les ressources biologiques de la région doit encore faire l’objet d’une évaluation. L'augmentation du niveau de gaz carbonique dans l'atmosphère entraîne un réchauffement et une acidification des océans qui menacent les écosystèmes coralliens et les autres habitats marins à forte valeur économique et écologique. Enfin, l'élévation du niveau de la mer autour de Madagascar, qui a le littoral le plus long de tous les pays d'Afrique, font subir aux communautés et aux habitats des dégâts encore plus importants à cause des cyclones et des inondations et contraindront les habitants à quitter définitivement leur domicile.

Le Projet Conservation et Communautés (CCP)

Banderole du projet Conservation & Communautés (CCP). Des récifs aux forêts en passant par les autorités de régulation, CCP s'assurera que les communautés s'investissent du premier rôle. Cinq activités avec une approche radicale.
Banderole de CCP
USAID / Madagascar

Fort de plus de 25 ans d'expérience à Madagascar et influencé par le paradigme Nature, Richesse et Pouvoir 2.0, le Projet Conservation et Communautés (CCP) de l'USAID Madagascar a été élaboré pour relever ces défis. Le Projet Conservation et Communautés (CCP) appuiera la protection du capital naturel de Madagascar, élément essentiel du développement durable du pays, à travers une meilleure conservation de la biodiversité unique du pays (Nature), la promotion de moyens de subsistance résilients qui fourniront une alternative aux pratiques non durables de gestion des ressources naturelles (Richesse) et des mesures concrètes pour garantir une gestion locale efficace et une appropriation des ressources naturelles (Pouvoir).

Les activités phares de CCP

Hay Tao

Hay Tao /haɪ taʊ/, qui signifie "savoir-faire" en Malagasy, est la première de nos deux activités principales dans le cadre de CCP. Hay Tao est mis en oeuvre par PACT en partenariat avec World Resources Institute et Coastal Resources Center de l'Université de Rhode Island.

Hay Tao sera un moyen pour les communautés de démontrer ce qu’elles valent lorsqu’elles s’investissent du premier rôle. Faisant office de centre d'échange des bonnes pratiques, Hay Tao créera des outils et des connaissances pour appuyer la conservation décentralisée des ressources naturelles. Voir la fiche technique de Hay Tao ici.

Communauté de pratiques. L'USAID rassemblera toutes les parties prenantes pour une meilleure coordination et planification entre le secteur privé, la société civile, l'Etat et les bailleurs de fonds.
Communauté de pratiques
USAID / Madagascar

 

 

Mikajy

Mikajy /mi ka ʤi/, qui signifie «prendre soin» en malagasy, est un effort de conservation in situ pour réduire les menaces qui pèsent sur des aires protégées ciblées et des écosystèmes à forte valeur de biodiversité à travers une meilleure gestion, de meilleures opportunités économiques, un meilleur accès aux services sociaux et un soutien à la propriété des ressources naturelles et aux droits de propriété.

Carte de Madagascar montrant Menabe, la région de l'ouest de Madagascar qui abrite plusieurs projets de paysages terrestres et marins, et MaMaBaie, la région du nord-est qui comprend les aires protégées de Makira et de Masoala, et la Baie d'Antongil.
Aires protégées de Mikajy
USAID / Madagascar

Activités d’appui du CCP

PEER

photo of a lab worker

Le CCP appuie la recherche à Madagascar en vue d’introduire et de tester des approches innovantes pour réduire les menaces à la biodiversité à travers le Partnerships for Enhanced Engagement in Research (PEER ou partenariats pour un engagement accru dans la recherche). Ce partenariat entre l'USAID et les Académies Nationales des Sciences offre des subventions aux chercheurs malagasy et aux organismes de recherche qui collaborent avec des chercheurs américains financés par le gouvernement américain pour renforcer la capacité des chercheurs malagasy à diriger de plus en plus leurs efforts de recherche au profit des populations et de la biodiversité de Madagascar.

Accord inter institutionel avec Peace Corps

photo of two boys

A travers à un nouveau partenariat avec Peace Corps, le CCP dynamise la conservation locale en fournissant aux Volontaires du Corps de la paix qui travaillent à Madagascar et à leurs communautés la formation et le financement nécessaires pour mettre en œuvre de petits projets communautaires. Grâce à cet appui, les volontaires sont en mesure d'introduire des alternatives de développement favorables à la biodiversité et des pratiques durables pour les paysages terrestres et marins gérés par la communauté. Cette collaboration assure, non seulement, une assistance technique directe sur le terrain, mais elle offre également au CCP et à nos partenaires du développement un moyen d’apprendre les approches de l'engagement communautaire qui peuvent faire l’objet d’un large partage pour renforcer les plateformes de formation dans le pays.

Accord inter institutionel avec le Service des Forêts des Etats-Unis

people standing in the forest

Le CCP aide les communautés et les partenaires qui assurent le suivi et la quantification des ressources naturelles de Madagascar à travers notre partenariat avec le Service des Forêts des Etats-Unis (USFS). A travers cette activité, l'USFS apporte un appui technique aux efforts de réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts de Madagascar (REDD+) en aidant leurs projets "Inventaire des forêts de mangrove" et "Quantification du Carbone." Ces mesures constituent des facteurs importants dans processus de décision en matière de conservation et de gestion forestière. Les forêts de mangrove sont importantes pour atténuer l'impact des grandes tempêtes et constituent un habitat essentiel pour les espèces animales locales. Elles fournissent aussi des ressources pour les activités économiques dans ces zones. A travers notre partenariat avec l'USFS, nous aidons également les communautés côtières à mieux mesurer les stocks de carbone dans les mangroves, ce qui leur permet de renforcer leur capacité à gérer d'importantes ressources naturelles.

Last updated: June 15, 2018

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