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Une lueur d’espoir : Protégeons les enfants du monde entier de la maladie.
COMMUNIQUE DE PRESSE
16 Octobre 2007 |
Par Bonnie McElveen-Hunter, Président de la Croix Rouge Américaine, et Amiral Timothy Ziemer, Coordonnateur de l’Initiative du Président contre le Paludisme.
C’est un rituel annuel aux Etats-Unis. A l’approche de l’année scolaire, les parents emmènent leurs enfants chez le médecin de famille ou à la clinique pour se faire vacciner. Pour la plupart, c’est un geste aussi facile que de s’arrêter à une épicerie ou de récupérer des vêtements envoyés au nettoyage à sec. Bien qu’il crée un léger désagrément, le vaccin accorde à l’enfant une protection à vie contre la rougeole, une maladie pratiquement éradiquée aux Etats-Unis..
Cette semaine, dans une autre partie du monde, sur la grande Ile de Madagascar, se déroulera une tout autre histoire. Des mères et des grands-mères emmailloteront leurs bébés dans le dos et quitteront leurs domiciles pour entamer un long et lent voyage vers le poste de vaccination le plus proche. Pour certaines, le voyage pourra prendre des heures, avec une longue attente sous un soleil de plomb tout en se chamaillant avec des gosses fatigués et agités, dont la plupart souffrent de malnutrition ou d’autres maladies. Plus qu’un léger désagrément, pour ces mères il s’agit là de la chance de leur vie : la chance d’un nouvel avenir meilleur.
L’enjeu est de taille. Selon l’UNICEF, 120 enfants malgaches sur 1.000 meurent avant de parvenir à leur cinquième année. Il y a quelques années de cela, la rougeole tuait presque 4.000 enfants par an. Pour ceux qui en survivent, la rougeole peut entraîner une cécité, une diarrhée grave et des problèmes respiratoires. Aujourd’hui, la carence en vitamine A est la cause du décès d’un enfant sur quatre. Et tandis qu’on n’entend plus parler de paludisme aux Etats-Unis, il demeure une des causes principales de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique, tuant tous les ans environ un million de personnes et laissant des séquelles chez des millions d’autres
Pour les milliers de mères africaines qui enterrent leurs enfants chaque jour pour une maladie pourtant évitable, il existe une lueur d’espoir ; nous avons aujourd’hui le pouvoir et l’opportunité de changer cette situation.
La solution est remarquablement simple :
- Un vaccin contre la rougeole ne coûte que 1$
- Pour quelques centimes, une dose de vitamine A et du vermifuge peuvent les aider à être plus résistant aux infections
- Il ne coûte que 10$ pour se procurer une moustiquaire imprégnée d’insecticides qui protègera une famille du paludisme pendant cinq ans.
Le 22 octobre sera lancée, dans le cadre de la Semaine de la Santé de la Mère et de l’Enfant et avec la participation de la Croix Rouge Américaine, du gouvernement américain et d’autres partenaires du monde entier, une campagne sanitaire intégrée de deux semaines qui touchera plus de 2,8 millions d’enfants de moins de 5 ans avec des vaccins, du vermifuge et de la vitamine A. Plus de 1,5 millions d’enfants recevront une moustiquaire imprégnée d’insecticides. Des campagnes de ce genre ont lieu dans plusieurs pays africains où les partenaires internationaux se mobilisent pour protéger les enfants d’Afrique et de certaines régions d’Asie dans la lutte contre des maladies évitables.
Depuis 2001, l’Initiative contre la Rougeole, un partenariat de la Croix Rouge Américaine, de l’UNICEF, de l’Organisation Mondiale de la Santé, des Centres de Lutte et de Prévention contre les Maladies et de la Fondation des Nations Unies, aide à réduire les décès imputables à la rougeole de 60% dans le monde et de 75% en Afrique (par rapport au niveau de 1999)
L’année dernière, quelque 500.000 enfants ont été sauvés grâce à une supplémentation en vitamine A, et dans 16 des 20 pays où on a pu recueillir des données, nous avons a constaté depuis 2000 que l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide en Afrique sub-saharienne a au moins triplé.
Le Président Bush a annoncé son Initiative contre le Paludisme (PMI) en 2005 et s’est engagé à accroître le financement de plus de 1,2 milliard de dollars d’ici 2010 dans les 15 pays africains les plus touchés. D’ici la fin de l’année, l’initiative compte faire bénéficier à 30 millions de gens des mesures de prévention et de traitement salvatrices. Grâce à leurs contributions, les américains peuvent s’enorgueillir du don d’espoir qu’ils font à des milliers de gens dont ils ne sauront jamais les noms.
Mais il reste un long chemin à parcourir. Le paludisme seul affecte tous les ans plus de 300 millions de gens, en particulier les enfants, dans le monde. La rougeole touche 20 autres millions. Dans les pays en voie de développement, plus de 50% des enfants qui meurent d’une maladie infectieuse souffre de malnutrition.
Beaucoup d’Américains se sont joints à la lutte. Des lycéens et des universitaires lèvent des fonds pour acheter des vaccins contre la rougeole et des moustiquaires pour l’Afrique. Les jeunes des Clubs de la Croix Rouge organisent des ventes de plats cuisinés maison, collectent des effets usagés ou font des spectacles pour protéger les enfants d’Afrique.
Des partenariats novateurs se font jour au sein desquels participent des dirigeants politiques, des capitaines d’entreprises, des groupements confessionnels et des organismes humanitaires pour fournir aux millions d’enfants nécessiteux des vaccins et des moustiquaires. En travaillant ensemble, en faisant bon usage des ressources et en évitant tout double emploi, nous sensibiliserons les gens et mobiliserons le financement nécessaire pour protéger ces enfants.
Tous les enfants méritent d’être protégés contre les maladies évitables. Ensemble, nous pourrons veiller à ce que la prochaine génération d’Africains non seulement survive mais se développe également avec la promesse d’une bonne santé et d’un avenir meilleur. |