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Le défi du développement
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| Une bébé Malagasy en train d'être pesée, un moyen pour savoir si elle a bonne nutrition.
Photo: Santénet |
Sous la conduite du Président Marc Ravalomanana, l’état Malagasy s’engage dans un effort ambitieux de relever les immenses défis du développement. Souffrant de pauvreté généralisée et de corruption endémique, le revenu moyen par tête d’habitant de Madagascar est de 260 dollars US ; 70% de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté ; 49% des enfants de moins de cinq ans sont atteints de malnutrition ; le taux de mortalité infantile et maternelle est incroyablement élevé et l’espérance de vie n’est que de 55 ans ; la prévalence du VIH est de 1,1% ; le taux d’accroissement démographique annuel est élevé, avec 2,8% ; et 46% de la population est analphabète. Le taux de croissance réelle du PIB (projection 2004) de 5,4% est loin derrière les 9,6% réalisés l’année d’avant. La gestion macroéconomique est, dans l’ensemble, acceptable, mais l’économie subit les contrecoups d’une rapide dépréciation de la monnaie au début de l’année 2004 et de la hausse des prix du riz et du pétrole sur le marché international, entraînant un taux d’inflation de 24,3% (projection). Au milieu de l’année 2004, Madagascar a atteint le point d’achèvement dans le cadre de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE), et a ainsi bénéficié d’une annulation importante de la dette (1,9 milliards de dollars US). Compte tenu d’indicateurs économique, de gouvernance et d’investissement social positifs, Madagascar a été choisi parmi les 16 premiers pays éligibles au financement du Millenium Challenge Corporation (MCC).
Les priorités de développement du gouvernement dans le cadre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), sont axées sur la bonne gouvernance, la croissance économique et le bien-être social. Pour promouvoir la bonne gouvernance, le gouvernement malagasy a mis en place, au sein de la Présidence, le Conseil National de Lutte contre la Corruption ainsi qu’une Agence anti-corruption indépendante, deux entités qui bénéficient du soutien de l’USAID au titre de l’initiative anti-corruption du Président. Le gouvernement a également institué la déclaration obligatoire de patrimoine pour les commis de l’état ; opéré des réformes au niveau du secteur des finances publiques et des douanes ; œuvré pour réduire le commerce illicite des pierres précieuses et semi-précieuses ; annulé des permis d’exploitation forestière illicites et interdit l’exportation des espèces en voie de disparition. Pour stimuler la croissance économique, le gouvernement renforce les partenariats avec le secteur privé et, avec l’appui des bailleurs de fonds, aura investi plus de 1 milliard de dollars US dans la construction de routes et d’autres infrastructures de transport d’ici l’année 2005. Le gouvernement a également décidé une mesure de détaxation de deux ans sur les investissements et sur un nombre limité de produits de consommation importés, et permis la vente des terres aux investisseurs étrangers. Conscient de l’importance de son environnement unique pour la santé à long terme de l’économie malagasy et pour le bien-être de sa population et capitalisant sur l’appui de l’USAID et des autres bailleurs de fonds, le gouvernement prévoit d’augmenter considérablement la superficie de ses aires protégées de 1,7 millions à 7 millions d’hectares. Dans le domaine social, le gouvernement s’engage à prévenir la propagation du VIH/SIDA, à lutter contre le paludisme, à renforcer les soins médicaux au niveau des communautés ; et à accroître l’accès et améliorer la qualité de l’enseignement primaire à travers le programme « Education Pour Tous ».
Le régime Ravalomanana, investi en 2002, jouit d’un soutien populaire considérable pour ses programmes ambitieux. Il court, cependant, un certain nombre de risques, à savoir qu’une bureaucratie défaillante et faiblement équipée ne sera pas en mesure de réaliser les réformes projetées et les résultats escomptés ; que des programmes sociaux ambitieux pèseront lourd sur le budget de l’état ; que la population s’impatientera avec l’allure des réformes, accablée qu’elle sera par la pauvreté et la hausse des prix des denrées alimentaires ; que des intérêts de longue date feront tout pour retarder le programme de réformes ; que les investissements étrangers ne se réaliseront pas au niveau nécessaire pour répondre aux objectifs de croissance économique ; ou que des catastrophes naturelles (le pays est victime de cyclones tous les ans) viennent saper les progrès accomplis par le gouvernement. L’aide au développement du gouvernement américain contribue à atténuer ces risques.
Relations avec les bailleurs de fonds: L’USAID entretient des rapports positifs et constructifs avec tous les principaux bailleurs de fonds de Madagascar, notamment : la Banque Mondiale (gouvernance, développement institutionnel, finances publiques, réforme de la justice, commerce de pierres, santé maternelle et infantile, VIH/SIDA, environnement, éducation, privatisation, agriculture, sécurité alimentaire, développement rural, micro-crédit), l’Union Européenne (finances publiques, réforme de la justice, environnement, agriculture, développement rural, sécurité alimentaire, infrastructure de transport), le Système des Nations Unies (santé maternelle et infantile, planification familiale, environnement, développement rural, sécurité alimentaire, atténuation des effets des catastrophes), la France (réforme de la justice, finances publiques, santé maternelle et infantile, planification familiale, environnement, développement rural, sécurité alimentaire, micro-crédit, agriculture, développement urbain), les Etats-Unis et le Japon (santé et changement de comportement). Les thèmes centraux de l’appui de la Banque Mondiale et du FMI sont la gouvernance et le développement institutionnel. La Banque Mondiale est le premier bailleur dans le secteur de la lutte contre le VIH/SIDA et de l’éducation. Madagascar bénéficie également d’un financement du Fonds Mondial (Global Fund) pour la lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, et celui de l’Alliance Mondiale (Global Alliance) pour la vaccination et l’immunisation. Le Programme Alimentaire Mondial est le principal bailleur de fonds en matière de sécurité alimentaire dans le pays.
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