Description du programme
Situation actuelle
Le Maroc est confronté aux défis typiques dans les pays en développement: contenir les dépenses publiques, réduire les entraves aux activités du secteur privé et au commerce extérieur, et assurer une croissance économique durable. Bien que le pays parvienne à maintenir une bonne croissance du PNB, son taux fluctue parce que le secteur agricole dépend des chutes de pluie, qui sont irrégulières. En 2005, le PIB s’est élevé à 52 milliards de $ et le PIB par habitant à 1.725 $. Pour 2006, le taux de croissance du PIB est estimé à 6,7%, grâce aux importantes chutes de pluie, qui ont permis une deuxième récolte conséquente. En revanche, l’hiver 2007 a été faiblement pluvieux. Le PIB se répartit ainsi : 13,3% pour l’agriculture, 31,2% pour l’industrie, et 55,5% pour les services.
Deux des plus grands défis, pour l’économie marocaine, sont la pauvreté et le chômage. Le taux de chômage est estimé, globalement, à 10%, mais il approche 16% en milieu urbain, et il est supérieur à 30% chez les jeunes urbains. En outre, 40% environ des Marocains dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, mais ce secteur ne contribue au PIB qu’à hauteur de 13%. Ainsi, le partage de revenus agricoles limités par le nombre de population se traduit par une constante grande pauvreté dans les zones rurales, qui représente un immense obstacle à la croissance économique dans ces zones. Il est estimé que 19% environ de l’ensemble des Marocains vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Cette pauvreté est le résultat immédiat du chômage et du sous-emploi, et elle s’explique en grande partie par le manque de formation professionnelle. Cette carence empêche les jeunes Marocains de trouver des emplois bien rémunérés, tant en milieu urbain qu’un milieu rural.
Au Maroc, la situation du commerce extérieur se caractérise par un déséquilibre important. Pour 2006, la valeur des importations est estimée à 21,2 milliards $ et celle des exportations à 11,7 milliards $ seulement. Les principaux produits d’exportation sont le prêt-à-porter, les poissons, les produits chimiques inorganiques, les composants électroniques, les fertilisants, les phosphates, les produits pétroliers, et les fruits et légumes. Les principaux produits importés sont le pétrole brut, les tissus, le matériel de télécommunications, le blé, le gaz, l’électricité, les transistors, et les produits en plastique. Les premiers partenaires commerciaux du Maroc sont des pays de l’Union Européenne. Malgré le déficit commercial, le Maroc est en mesure de maintenir un solde des échanges légèrement positif, et ce, grâce au tourisme et au montant important des transferts effectués par les Marocains vivant et travaillant à l’étranger.
En janvier 2006, a pris effet l’accord bilatéral de libre-échange entre les Etats-Unis et le Maroc (ALE). Cet accord a supprimé les droits de douane sur 95% des échanges commerciaux de biens de consommation et industriels, tous les droits de douane restants devant être supprimés dans les neuf ans. Les négociations ont abouti à un accord de libre-échange complet, puisqu’il prévoit non seulement l’accès aux marchés, mais aussi la protection des droits de propriété intellectuelle.
Si l’ouverture des marchés prévue dans l’ALE offre de nouvelles opportunités à certains secteurs de l’économie marocaine, elle représente aussi des défis pour les secteurs peu compétitifs. Actuellement, les ressources du secteur agricole sont largement investies dans la production de denrées, comme le blé et le sucre, pour lesquelles le Maroc n’est pas compétitif. Il faudrait consacrer davantage de moyens et de nouveaux investissements aux filières de production pour lesquelles le pays est, ou pourrait être, concurrentiel sur le marché international ou, même, sur un marché intérieur ouvert. Pour profiter de l’ALE, les sociétés marocaines qui exportent en Europe doivent s’adapter aux exigences du marché des Etats-Unis. Et, enfin, le Maroc doit attirer les investissements étrangers et nationaux qui permettront à son économie de s’adapter à l’évolution du marché mondial et de la mettre à profit. |