Des bourses pour réussir: l’éducation des parents et de la communauté
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L’USAID a aidé des associations locales à mettre en place un réseau de foyers où logent des filles rurales, avec une encadrante, afin de suivre les trois années d’études au collège. La création de ces foyers a changé l’attitude de leurs parents, qui perçoivent maintenant l’importance de la scolarisation de leurs filles |
Depuis sa création en 1999, le programme “Une bourse pour réussir” a permis à plus de 800 filles des zones rurales du Maroc de poursuivre leur scolarité au collège.
Comme beaucoup d’autres jeunes du milieu rural, ces jeunes filles vivent dans des localités qui n’ont pas de collège. Aussi, pour qu’elles puissent aller au collège, l’USAID a conclu un partenariat avec le Comité de Soutien à la Scolarisation des Filles (le CSSF). Cette association a créé des foyers où des filles rurales sont hébergées et encadrées pour leur permettre de poursuivre leurs études.
Gérant les foyers par l’intermédiaire de petites ONG locales, le CSSF a découvert que les filles bénéficiaires d’une place dans un foyer avaient une influence sur leurs parents et leur communauté, en les convainquant de l’importance de permettre aux filles de poursuivre leurs études et du rôle essentiel des associations locales.
En finançant et guidant les ONG partenaires, le CSSF a réussi à leur donner les capacités de rechercher elles-mêmes des fonds pour financer les bourses des filles, afin de devenir autonomes. Ainsi, ces associations, non seulement gèrent efficacement les foyers, mais aussi encadrent les filles et contribuent à leur épanouissement. En outre, les associations ont gagné la confiance de la population locale.
Dans les petites localités, la nécessité d’aider au bon fonctionnement des foyers de filles fait souvent l’unanimité parmi tous les acteurs locaux. Les associations ont convaincu les municipalités, la population et les entreprises locales, les Marocains vivant en France, et même les parents, de contribuer financièrement au fonctionnement des foyers. Si les revenus des parents n’ont pas augmenté, ils accordent désormais davantage d’importance à l’éducation de leurs filles et apportent une modeste contribution à cette cause.
L’impact du programme “Une bourse pour réussir” est beaucoup plus grand que ces foyers offrant gîte et couvert à des filles rurales. Car le programme a fait de parents illettrés des partisans de l’éducation des filles. De plus, certaines mères se sont inscrites à des cours d’alphabétisation. Le programme a encouragé des populations locales à unir leurs efforts pour mettre en place des solutions locales aux problèmes importants, plutôt que de se tourner vers un ministère très centralisé. Enfin, le programme a montré les nombreux résultats obtenus grâce aux efforts dévoués d’un groupe de bénévoles résolus à faire de l’éducation des filles une priorité nationale. |