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La Crise a Madagascar

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Le 17 mars 2009, après des manifestations de rue dans la capitale, le Président Ravalomanana remet le pouvoir aux forces armées qui, à leur tour, en confient la présidence au chef de l’opposition Andry Rajoelina, maire d’Antananarivo et chef des manifestants. Rajoelina s’autoproclame « Président de la Haute Autorité de la Transition » (HAT) et promet d’organiser des élections présidentielles avant octobre 2010 (promesse qu’il ne tiendra pas) après un référendum constitutionnel et une révision du code électoral. Les Etats-Unis condamnent ce changement de pouvoir inconstitutionnel et non démocratique à Madagascar et considèrent les événements, qui se sont produits au début de l’année 2009 et qui ont conduit à la mise en place d’un pouvoir de fait, comme un coup d’état militaire.

Le 17 septembre 2011, les représentants des grands partis politiques malagasy signent une « Feuille de route pour mettre fin à la crise à Madagascar », soutenue par la Communauté d’Afrique Australe pour le Développement (SADC), en vue de faire cesser la longue crise politique par la mise en place d’un gouvernement intérimaire qui organiserait les élections.

Suite au coup d’état de 2009, la participation de Madagascar à l’Union Africaine et à la SADC est suspendue jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel soit rétabli. La plupart des bailleurs de fonds à Madagascar, notamment les Etats-Unis et l’Union Européenne, suspendent leurs programmes d’aide au gouvernement malagasy. L’Union Africaine crée un Groupe International de Contact pour coordonner les actions de la communauté internationale et, afin d’assurer un retour rapide à l’ordre constitutionnel, nomme l’ancien Président Mozambicain, Joaquim Chissano, comme médiateur dans un effort de trouver une solution consensuelle et négociée à la crise politique. L’UA met aussi en place des sanctions ciblées et impose des restrictions de voyage sur certains membres de la HAT qui font obstacle au retour d’une démocratie libre, juste et durable à Madagascar. Les Etats-Unis prévoient d’appuyer les efforts internationaux conduits sous la houlette de la SADC et de l’UA pour qu’un processus électoral crédible puisse avoir lieu aussitôt que possible, organisé par une entité indépendante.

La crise politique sans fin continue d’avoir des impacts négatifs sur les indicateurs économiques clés et sur le secteur des affaires à Madagascar. A cause des actions du régime HAT, Madagascar ne remplit plus les conditions d’éligibilité de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) à la fin 2009, une situation qui aboutit à la perte de plusieurs milliers d’emplois. Une partie du pays revient à l’économie de troc et le niveau de vie se dégrade progressivement depuis le coup d’état.

 

 

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Last updated: January 16, 2014

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